Être ostéopathe

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L’ostéopathie …. voici ce qu’écrivait et disait Dominique Giniaux

L’ostéopathie est avant tout une thérapie manuelle. 

L’ostéopathie traite l’individu malade et non pas la maladie. 

L’ostéopathie, c’est simplement une autre façon d’apprécier si un animal est en bonne santé et de le rééquilibrer si nécessaire. 

L’ostéopathie est une méthode de traitement qui consiste à aider un organisme à trouver son équilibre en supprimant les spasmes, tensions et blocages divers qui perturbent son bon fonctionnement. 

L’ostéopathie s’arrête là où commence la chirurgie. 

Je vous rappelle toujours qu’être ostéopathe consiste à avoir appris à palper d’une certaine façon. Les manipulations sont une technique dont se sert l’ostéopathe, cette technique n’est rien sans la sensation. 

En ostéopathie, il s’agit d’un vrai dialogue avec questions/réponses. A chacun son protocole palpatoire.

 Je préfère ne rien savoir avant de palper.

Palper c’est surtout écouter l’organisme pour sentir la mobilité et non pas vérifier la place des vertèbres.

Une articulation peut être anatomiquement parfaite mais restreinte. Une articulation peut sembler anormale mais libre.

Est ostéopathe celui qui : demande les symptômes au cheval et pas au propriétaire, celui qui a appris à sentir comme on apprend le Braille, celui qui a compris que la bonne santé est de s’entendre avec soi-même, celui qui sait ne pas tout manipuler (les conflits seulement)

Concernant la mise au point des techniques de manipulation des chevaux, mes professeurs ont été les chevaux eux-mêmes…

Les chevaux sont très francs et toute erreur de technique était immédiatement sanctionnée par le patient, parfois assez brutalement. Chaque coup de pied que j’ai pu recevoir m’a fait comprendre quel geste n’était pas à faire. C’est le principe de toute bonne éducation efficace et rapide : rendre désagréable ce qu’il ne faut pas faire…

Les chevaux ont été de tels professeurs que cela m’a permis de transposer aisément sur d’autres espèces.

J’ai ainsi pu soigner avec succès au Zoo de Vincennes une girafe ayant des problèmes… de vertèbres cervicales (!), ainsi qu’une luxation du bassin sur une éléphante qui pèse maintenant 3 tonnes ! (Mais elle n’était alors âgée que de deux jours et pesait seulement 100 Kg ! Le seul gros problème a été de la séparer de sa mère pour la soigner, cette dernière m’aurait bien manipulé elle-même !)

 Je manipule toujours ce que je trouve et non pas ce qu’il devrait avoir. 

Pour être juste, je cherche le mouvement, je ne regarde jamais mes mains. 

L’ostéopathie c’est la liberté : tout doit bouger, tout doit être libre.

L’important ce n’est pas de voir si telle vertèbre est comme ci ou comme ça, mais c’est bien de sentir si elle bougent ou pas. Tout doit être mobile.

Ne jamais agir par raisonnement, la manipulation répertoriée pour le symptôme trouvé n’est pas forcément celle qui convient ce jour là. 

Il ne faut jamais partir avec une idée préconçue ou un diagnostic déjà fait… Il faut palper d’abord et ensuite demander confirmation ou infirmation au propriétaire. 

Ne jamais traiter un cheval qui va bien avec ses tares et ses défauts. 

Traiter l’autre, c’est l’aider. L’aider, c’est parfois ne pas le traiter. 

Les chevaux m’ont expliqué que si, chez un individu, un blocage n’est pas associé à des symptômes, c’est qu’il fait partie de son équilibre : on déséquilibre autre chose si on le débloque.  

Si un cheval a une lésion ou un problème et qu’il ne le sait pas : ne lui dites surtout pas !

Le cheval s’est beaucoup simplifié au cours de son évolution, tout ce qui lui reste est utile.

On peut manipuler sans être ostéopathe, c’est beaucoup moins efficace, et parfois dangereux !

Un blocage n’est jamais un déplacement : Il n’y a pas de vertèbres déplacées, mais des vertèbres bloquées (par un spasme) que l’ostéopathe libère.

Une articulation peut-être anatomiquement parfaite mais restreinte. Une articulation peut sembler anormale mais être libre.

On ne peut pas être spécialiste en tout : Lorsque l’on rencontre un cas qui peut-être soigné plus facilement classiquement, toujours le référer à un confrère.

Quand l’énergie circule, la structure est légère.

Etre ostéopathe, c’est aussi, bien sûr, savoir constater par la même voie de palpation, que le patient a été amélioré par le traitement, ce qui doit ensuite être confirmé par la disparition des symptômes.

Ce n’est pas parce qu’on a trouvé la lésion qui fait boiter le cheval qu’on sait pourquoi il boite !

Traiter l’avant symétrise souvent l’arrière main

Vouloir guérir et proposer sans jamais imposer.

Ne demandez pas à un sportif de haut niveau d’être dans la norme, il est évidemment psychologiquement et physiquement hors norme !

Toujours soigner le cheval pour lui et que pour lui : pas pour le propriétaire, pas pour la galerie, pas pour les fans et encore moi pour son égo. Il faut être et rester sincère, honnête et humble.

Le symptôme n’intervient pas comme élément déterminant du diagnostic, il est considéré par le thérapeute durant son examen, son écoute palpatoire, juste pour vérifier l’importance des informations que lui a données le corps du patient.

Quand il y a un attentat , c’est la victime qui crie , le coupable se tait…
En ostéopathie c’est pareil : la zone chaude, c’est celle qui fait tout le boulot, celle qui a mal ; mais la lésion, c’est la zone froide, c’est celle qui
est immobile, celle qui se tait…

Si un client vous dit : « ça, j’aurais pu le faire moi même et ça m’aurait
couté moins cher ! »  c’est un sacré compliment.

Si votre travail  parait facile, c’est que vous êtes dans la simplicité, donc dans la vérité. C’est le summum de l’expérience… et de l’élégance.

Il faut respecter le cheval et aussi se faire respecter .

Il faut toujours avoir un point fixe pendant une manipulation  (ou un point “neutre”) : une main est fixe sur la lésion et l’autre agit.

Il y a une relation stricte entre vertèbre, organe, innervation sympathique.

C’est plus facile de disperser un méridien qui a trop d’énergie que de tonifier un méridien qui n’en n’a pas assez.

Majoritairement, une manipulation va être bonne quand on se fait une image précise de ce qu’on ressent et une image aussi précise de là où on veut aller.

Peu importe si les images sont fausses dans l’absolu.

Dans des cas aigus, il faut toujours manipuler en premier la lésion qui crie le plus fort ce jour là; c’est souvent  le dernier problème arrivé qui est le plus douloureux.

Les autres lésions seront traitées éventuellement plus tard.

 Quand vous soignez un cheval et que la « conversation » se passe bien : à un moment donné, même si c’est une carne, vous allez le trouver beau et vous allez l’aimer ; c’est obligatoire !

Ton patient, tu l’aimes un instant.

Le fait d’enseigner m’aide à progresser. Quand un élève ne comprend pas ce que je dis, ce n’est pas parce qu’il est stupide mais bien parce que je n’ai pas bien compris ce que je veux lui expliquer.

Tout ce que j’essaie de faire passer… un enthousiasme, une relation personnelle à trouver avec le patient pour l’aider, etc… et puis une forme d’harmonie qui, si on l’atteint, devient équilibre et donc ce qu’on appelle santé… et puis… et puis l’envie chronique et suraigüe d’ouvrir la porte suivante sur cette route, et le doute personnel qui finalement est le seul vrai moteur, en tout cas plus efficace que l’autosatisfaction….

La technique est un support pour cela, de même que pour écrire la musique il faut le solfège et une portée avant de pouvoir improviser !

Ce que je pratique est assurément une thérapie manuelle mais est-ce encore de l’ostéopathie ?

Face à un vrai problème, je ne manipule que les blocages que je sens vécus eux-mêmes comme des conflits.

Le corps sait et les cellules se rappellent.

Tout blocage est inscrit dans le système nerveux profond.

Un schéma est bloqué, soit par accident mécanique, soit par stress psychologique quand un organe a eu un problème, car face aux mêmes situations, le trouble organique ou fonctionnel réapparait. Recréer le schéma, la suite des neurones et mettre dans la même position, dans le même état ou /et recréer le schéma ailleurs  … Rechercher par les diagonales : Hanches –> TMJ (temporomandibular joint)


 

il y en d’autres,

                                     et il y en aura d’autres…